BENNI

 

 
Benni a neuf ans. Négligée par sa mère, elle est enfermée depuis sa petite enfance dans une violence qu'elle n'arrive plus à contenir. Prise en charge par les services sociaux, elle n'aspire pourtant qu'à être protégée et retrouver l'amour maternel qui lui manque tant. De foyer en foyer, son assistante sociale et Micha, un éducateur, tenteront tout pour calmer ses blessures et l'aider à trouver une place dans le monde.
Quand s’ouvre Benni, chronique de la révolte d’une petite fille aux prises avec les services sociaux allemands, le spectateur a de prime abord le sentiment d’évoluer en terrain connu, voire balisé. Le jeu naturaliste des comédiens, la caméra portée au plus près de l’action, des regards, une image qui semble initialement s’inquiéter d’une illusion de réalité plus que de ses propres compositions, tout concourt à inscrire le long-métrage dans un cinéma social très codifié, qui fait les beaux jours des
festivals européens. Au fur et à mesure que le récit se déploie, ce dernier dévoile pourtant qu’il a beaucoup plus à offrir.
C’est tout d’abord l’interprétation qui différencie Benni du tout venant du drame allemand. Si tous les adultes qui émaillent ce récit sont excellents, la jeune Helena Zengel accomplit pour sa part une performance rien de moins qu'ahurissante. Stupéfiante en môme ne pouvant plus contenir sa colère au sein d’un système certes attentionné, mais incapable de générer de l’amour, elle capture l’attention de la caméra, et donc du spectateur, avec une facilité déconcertante. Loin d’écraser la dramaturgie, ses accès de fureur, comme ses moments d’abandon ou de tendresse, scandent l’intrigue avec une grâce magnétique. ecranlarge.com
 
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